28/12/2025

12–18 minutes

La Chevy Impala 4 portes 1967 : un classique en 2025

Arthur Dubois

La Chevy Impala 4 portes 1967 : un classique en 2025

Un peu d’histoire : La genèse de l’Impala 1967

En * 1967, Chevrolet lance une version radicalement revisitée de l’Impala, un modèle qui s’était imposé comme le best-seller américain depuis le début des années 60.

Ce millésime ne se contente pas d’un simple rafraîchissement esthétique : c’est une réinvention complète, portée par une volonté de répondre aux exigences croissantes des conducteurs en matière de style, de confort et de puissance.

Le contexte est clair : la concurrence de Ford et Plymouth s’intensifie, les réglementations de sécurité se durcissent, et les attentes des familles américaines évoluent. Chevrolet doit non seulement conserver sa place, mais la renforcer.

La gamme s’articule autour de quatre niveaux de finition : la Biscayne, la plus accessible, la Bel Air, plus garnie, l’Impala en tant que modèle phare, et la Caprice, la version haut de gamme aux finitions luxueuses.

Chacune partage la même plateforme, mais se distingue par ses détails extérieurs, ses garnitures intérieures et ses options disponibles. La production totale des modèles 1967-1968 dépasse les deux millions cinq cent mille unités, un chiffre vertigineux qui témoigne d’un succès sans précédent.

Ce n’est pas seulement une voiture : c’est un phénomène social.

Le design de l’Impala 1967 est l’œuvre du centre de style de General Motors. Il rompt avec les lignes arrondies des années précédentes. Les contours deviennent plus angulaires, les surfaces plus planes, les lignes plus tendues.

La calandre, plus large et plus basse, intègre des motifs alvéolés qui donnent une impression de puissance statique. Les feux arrière, en forme de losanges, s’étalent sur toute la largeur du hayon, créant un effet visuel immense et immédiatement reconnaissable.

Cette nouvelle silhouette, à la fois massive et élégante, devient l’emblème d’une époque.

Un design qui marque les esprits : L’esthétique de l’Impala 1967

Chevrolet Impala 4 portes 1967 en couleur Bolero Red avec calandre chromée et feux arrière en losange

La version 4 portes Hardtop de l’Impala 1967 est sans doute la plus emblématique. Elle n’a pas de montant central entre les vitres arrière, ce qui lui confère une ligne fluide, presque sans interruption.

Ce design, appelé « pillared hardtop », donne une impression de légèreté malgré les * 2,1 tonnes du véhicule. Il s’agit d’un choix esthétique et fonctionnel : l’absence de montant facilite l’entrée et la sortie, tout en offrant une vue dégagée pour les passagers.

Les options de carrosserie sont nombreuses. Le toit vinyle, en noir ou en blanc, devient un symbole de style. Il recouvre le toit métallique, offrant une finition soignée et une protection supplémentaire. Les jantes sport en acier, avec leurs enjoliveurs chromés, sont une touche populaire.

Les roues de 14 pouces, bien que modestes selon les standards d’aujourd’hui, sont parfaitement proportionnées à la silhouette du véhicule. Les détails chromés — pare-chocs, moulures latérales, poignées de porte — sont omniprésents, mais jamais excessifs. Ils soulignent les lignes sans surcharger.

L’intérieur reflète la même ambition. Les sièges avant, en tissu Morroceen ou en cuir véritable pour la Caprice, sont larges et profonds, conçus pour des trajets longs. La console centrale intègre un petit rangement, une horloge et les commandes de la ventilation.

Les poignées de porte sont chromées, le volant est en bois ou en plastique mat, selon la finition. Les commandes sont simples, logiques, tolérantes aux erreurs. Il n’y a pas de boutons électroniques — juste des leviers, des manettes, des commutateurs. La simplicité est une forme de raffinement.

Les couleurs disponibles en 1967 sont des références de l’époque : Marina Blue, un bleu profond avec une teinte métallisée ; Rallye Green, un vert intense qui attire les yeux ; Bolero Red, un rouge vif qui ne laisse personne indifférent ; et Tuxedo Black, un noir mat qui accentue la masse et la puissance du véhicule.

Chaque teinte est choisie pour évoquer un état d’esprit — la liberté, l’audace, le confort, le prestige. Elle ne se contente pas d’être une voiture : elle est un vecteur d’identité.

Les spécificités techniques de la Chevrolet Impala 4 portes 1967

Moteur V8 427ci de la Chevrolet Impala 1967 avec carburateur quadruple corps et tuyaux d

Le cœur de l’Impala 1967 réside dans ses motorisations. Le moteur de base est un six cylindres en ligne de 250 pouces cubes (4,1 litres), développant 155 chevaux bruts. Il est fiable, économe, adapté aux trajets quotidiens.

Sa consommation moyenne s’élève à environ * 14,5 litres aux 100 kilomètres, un chiffre raisonnable pour l’époque. Mais c’est le V8 qui fait la réputation de l’Impala. Trois versions sont disponibles : le 283 pouces cubes (4,6 litres), le 327 pouces cubes (5,4 litres) et le légendaire 396 pouces cubes (6,5 litres).

Le 283 ci, avec un carburateur simple, développe 195 chevaux. Le 327 ci est le moteur le plus populaire. Il existe en deux versions : 250 chevaux avec un carburateur double corps, et 275 chevaux avec un carburateur quadruple corps.

Ce bloc, connu pour sa souplesse et sa durée de vie, est souvent choisi par les familles qui veulent un peu de plaisir sans sacrifier la fiabilité. Le SS-396, quant à lui, offre 325 chevaux.

Il s’accompagne d’un système d’échappement dual, d’un différentiel à glissement limité et de freins renforcés. Il transforme l’Impala en berline de sport.

Au sommet de la gamme, le L72 427 pouces cubes (7 litres) est un véritable chef-d’œuvre mécanique. Équipé d’un carburateur quadruple corps, d’un vilebrequin forgé, de pistons en aluminium et d’une distribution à chaîne, il délivre 385 chevaux bruts. Il n’est pas seulement puissant : il est violent.

L’accélération 0 à 100 km/h s’effectue en moins de 7 secondes. La vitesse de pointe dépasse les 225 km/h. Ce moteur, rare et cher, est synonyme d’élite. Seules quelques centaines d’Impala 4 portes 1967 sont équipées du L72, ce qui en fait aujourd’hui des pièces de collection extrêmement recherchées.

La transmission est une Turbo Hydra-Matic 3 rapports automatique, la référence de l’époque. Elle est robuste, douce, idéale pour une berline de cette taille. Une boîte manuelle à 4 vitesses est disponible en option, mais elle est rarement choisie.

Les freins sont à tambour sur les quatre roues, sauf en option : des disques à l’avant peuvent être commandés. Ce n’est pas standard, mais c’est une avancée significative pour un véhicule de cette envergure.

Le prix de la légende : Le coût d’une Impala 1967 à l’époque

Millésime Prix de base (Impala 4 portes) Prix moyen équipé Évolution
1966 2 776 $ 3 200 $
1967 2 840 $ 3 350 $ +2,3 %
1968 2 912 $ 3 450 $ +3,0 %

En * 1967, une Chevrolet Impala 4 portes de base, sans option, se vendait 2 840 dollars. Ce prix incluait le moteur 6 cylindres, un volant standard, des sièges en tissu et une radio AM. Pour obtenir le V8 327 ci, il fallait ajouter environ 180 dollars. Le toit vinyle coûtait 85 dollars. Les jantes sport, 60 dollars.

Les freins à disque, 120 dollars. Les sièges en cuir, 150 dollars. Chaque option ajoutait une touche de personnalisation, mais aussi de coût.

La version moyennement équipée, avec le V8 327 ci, le toit vinyle, les jantes sport et la boîte automatique, se situait autour de 3 350 dollars. Ce montant correspondait à environ * 1,5 fois le salaire mensuel moyen d’un ouvrier américain de l’époque. Pourtant, ce n’était pas considéré comme un luxe extrême.

Beaucoup de familles achetaient ce véhicule comme un achat planifié, en plusieurs versements. C’était un investissement dans le confort, la fiabilité et le prestige.

La Caprice, avec son moteur SS-396, son cuir, ses vitres teintées et son système audio de haut niveau, dépassait facilement les 4 000 dollars. Un tel modèle, en * 1967, était réservé à une clientèle aisée. Le L72 * 427, lui, était commandé en option spéciale et pouvait atteindre les 4 600 dollars. Ce n’était pas une voiture pour tout le monde. C’était une déclaration.

Le marché des collectionneurs aujourd’hui : L’Impala 1967 comme bien d’avenir

Chevrolet Impala 4 portes 1967 entièrement restaurée en couleur Tuxedo Black avec jantes chromées et intérieur cuir

En * 2025, le marché des Impala 1967 est en pleine croissance. Une berline 4 portes dans un état correct, avec un moteur d’origine et un historique d’entretien régulier, se négocie entre 25 000 et 45 000 euros.

Ce prix peut grimper à 60 000 euros pour une voiture avec moins de 50 000 km, des pièces d’origine et une documentation complète. Les modèles en couleur originale, comme le Bolero Red ou le Marina Blue, attirent un prix premium.

Les versions SS-396, équipées du V8 * 6,5 litres, atteignent facilement 70 000 à 85 000 euros. Elles sont recherchées par les collectionneurs sérieux. Le L72 * 427, quant à lui, est une exception. Seules 2 400 Impala 4 portes 1967 ont été équipées de ce moteur. Une voiture avec le L72, dans un état concours, peut dépasser les 150 000 euros.

Ce n’est pas un prix de vente : c’est une valeur patrimoniale.

Le phénomène « Restomod » — restauration avec modernisation — est en plein essor. Certains propriétaires remplacent le V8 d’origine par un moteur moderne LS3 de * 6,2 litres, installent une boîte automatique à 8 vitesses, ajoutent des freins à disque à 4 roues et intègrent une climatisation numérique.

Le style d’origine est préservé, mais les performances sont portées au niveau du XXIe siècle. Ces véhicules, bien qu’ils ne soient pas d’origine, trouvent une clientèle fidèle. Ils représentent une nouvelle forme de patrimoine, où l’histoire rencontre la technologie.

Conseils pour les passionnés : Acheter et entretenir une Impala 1967

Acheter une Impala 1967 n’est pas une simple transaction. C’est un engagement. Avant tout, vérifiez l’authenticité du véhicule. Le numéro de châssis, situé sur le montant de la portière côté conducteur, doit correspondre à la fiche technique.

Le moteur doit porter le numéro d’usine, aligné avec la carrosserie. Une pièce détachée d’origine n’a jamais été remplacée par un modèle plus récent. Les jantes, les enjoliveurs, les feux, les poignées — tout doit être d’époque. Une comparaison avec les catalogues 1967 est essentielle.

La corrosion est le principal ennemi. Les ailes, les seuils de porte, les pattes de fixation du châssis, et les parties inférieures du hayon sont les zones les plus sensibles. Inspectez la carrosserie avec une lumière puissante. Une rouille sous la peinture peut cacher un dommage structurel.

Un véhicule avec une carrosserie entièrement neuve, refaite à l’identique, vaut bien plus qu’un modèle avec des réparations de fortune.

Le moteur, s’il est d’origine, doit être vérifié à l’intérieur. Une huile noire, des bruits de clapet, une surchauffe régulière sont des signes d’usure avancée. Le système d’allumage, souvent en bon état, reste sensible à l’humidité.

Les durites de carburant, en caoutchouc, doivent être remplacées chaque 5 ans. Les freins, même s’ils sont à tambour, doivent être désassemblés et reconditionnés. La suspension, elle, ne nécessite que des vérifications régulières des amortisseurs et des rotules.

Les pièces détachées sont disponibles chez plusieurs fournisseurs spécialisés aux États-Unis et en Europe. L’important est de choisir des pièces de qualité, pas des imitations bon marché. L’entretien est simple : huile tous les 5 000 kilomètres, liquide de frein tous les deux ans, filtre à carburant annuel.

Un véhicule bien entretenu peut parcourir des dizaines de milliers de kilomètres sans problème.

L’Impala 1967 dans la culture populaire : Une icône au-delà de la route

La Chevrolet Impala 1967 ne se limite pas aux garages et aux salons de l’automobile classique. Elle incarne une culture. Dans les séries télévisées, elle apparaît comme un symbole de liberté, de mystère, de puissance.

Elle est devenue une figure mythique dans la série Supernatural, où elle est le véhicule des frères Winchester, transportant leurs aventures à travers les États-Unis. Ce rôle a donné à l’Impala une nouvelle jeunesse, une résonance auprès des générations nées après les années 70.

Dans la musique, elle est évoquée dans des chansons de rock, de soul et de rap. Des artistes comme The Beatles, Stevie Wonder ou encore Kendrick Lamar l’ont mentionnée comme symbole d’un rêve américain, d’une quête d’indépendance.

Elle est présente dans les films de rue, les documentaires sur la culture afro-américaine des années * 70, les films de gangsters des années 80. Elle n’est pas un simple moyen de transport : elle est un personnage.

Les clubs d’anciennes voitures organisent des rassemblements annuels, où des dizaines d’Impala 1967 se réunissent. Les propriétaires échangent des conseils, des pièces, des histoires. Ce n’est pas une simple passion : c’est une communauté. À chaque rassemblement, une Impala est élue « Reine de la route ».

Ce titre n’est pas donné à la plus rapide, ni à la plus chère. Il est décerné à la plus belle, à la plus authentique, à celle qui raconte le mieux l’histoire de son époque.

Calculateur : Évaluez la valeur d’une Impala 1967 selon son état et ses options

Calculateur de valeur d’une Chevrolet Impala 1967

Répondez aux questions ci-dessous pour obtenir une estimation de la valeur actuelle de l’Impala 1967 de votre choix.

Résultat : Votre Impala 1967 est estimée à euros.

Quiz : Quelle version de l’Impala 1967 vous correspond le mieux ?

Quelle version de l’Impala 1967 vous correspond le mieux ?

Répondez aux trois questions pour découvrir votre version idéale.

1. Quel type de trajet privilégiez-vous ?

2. Quelle couleur vous attire le plus ?

3. Quelle est votre priorité ?

FAQ

Quelle est la différence entre une Impala 1967 et une Impala 1968 ?

La 1968 est très similaire à la * 1967, mais elle reçoit des améliorations mineures. La barre Panhard est ajoutée à l’arrière pour améliorer la stabilité. Les feux arrière deviennent légèrement plus larges. Le moteur V8 283 ci est remplacé par un V8 307 ci. Ces changements sont subtils, mais les collectionneurs les distinguent avec précision.

Est-ce que l’Impala 1967 est facile à entretenir aujourd’hui ?

Oui, dans la mesure où les pièces sont disponibles et que les mécaniciens spécialisés la connaissent bien. Elle n’a pas de système électronique complexe. Les moteurs sont robustes, les transmissions fiables. L’entretien est basique : huile, filtres, freins. Le défi principal est la corrosion, pas la mécanique.

Pourquoi certaines Impala 1967 ont-elles des jantes en acier et d’autres en alliage ?

Les jantes en acier étaient d’origine. Les jantes en alliage n’existaient pas encore comme option d’usine en 1967. Ce que vous voyez aujourd’hui sont des répliques modernes ou des pièces d’après-vente. Les véritables Impala d’origine n’ont que des roues en acier avec enjoliveurs.

La version 4 portes est-elle plus rare que la version 2 portes ?

Non, la version 4 portes était la plus vendue. Elle était conçue pour les familles. La version 2 portes, plus sportive, était moins courante. Aujourd’hui, les 2 portes sont plus recherchées par les collectionneurs, donc plus chères.

Quelle est la consommation moyenne d’une Impala 1967 avec moteur V8 ?

En conduite normale, une Impala 1967 avec moteur V8 consomme entre 16 et 19 litres aux 100 kilomètres. En ville, cela peut atteindre 22 litres. Ce chiffre est élevé selon les normes d’aujourd’hui, mais il est normal pour un véhicule de cette époque et de cette taille.

Peut-on utiliser de l’essence sans plomb sur une Impala 1967 ?

Oui, mais il est conseillé d’ajouter un additif de protection des soupapes, car les moteurs anciens n’ont pas été conçus pour les soupapes non durcies. Les garages spécialisés vendent des additifs adaptés. L’essence sans plomb ne nuit pas au moteur, à condition de l’accompagner d’un traitement.

Combien de temps dure la restauration complète d’une Impala 1967 ?

Une restauration complète, avec rénovation de la carrosserie, du moteur, de l’intérieur et des systèmes, prend entre 12 et 24 mois. Cela dépend du niveau de dégradation et de la qualité des pièces. Une restauration rapide peut se faire en 6 mois, mais elle ne sera pas digne d’un musée.

Quelles sont les erreurs courantes à éviter lors de l’achat d’une Impala 1967 ?

Ne pas vérifier les papiers d’origine, accepter une voiture avec une carrosserie soudée, ignorer les signes de corrosion sous les seuils, acheter une voiture avec un moteur remplacé sans preuve d’authenticité, ou négliger l’état des freins. Toutes ces erreurs peuvent transformer un bon achat en dépense coûteuse.

Articles similaires
La Citroën C4 Cactus en 2026 : notre avis

08/01/2026

La Citroën C4 Cactus en 2026 : notre avis

La Citroën C4 Cactus a marqué l’histoire automobile par son audace stylistique et son approche décalée du confort. Lancée en * 2014, elle a su s’imposer comme un modèle atypique dans

Choisir et entretenir son pneu de remorque en 2026

07/01/2026

Choisir et entretenir son pneu de remorque en 2026

Lorsque vous tractez une remorque, que ce soit pour un déplacement occasionnel ou un usage professionnel régulier, la sécurité repose en grande partie sur des composants souvent sous-estimés : les

Vente auto prestige : avis et conseils pour 2026

06/01/2026

Vente auto prestige : avis et conseils pour 2026

Comprendre le marché de la vente de véhicules de prestige en 2026 Le marché de l’automobile de luxe connaît une transformation profonde ces dernières années, accentuée par l’essor des plateformes

Optimisez vos formulaires auto

Découvrez nos astuces pour des formulaires et calculateurs auto plus performants et esthétiques. Ne commettez plus d'erreurs ! Assurez-vous que chaque élément de votre site respire la qualité.

Subscribe

Ces conseils visent à améliorer l'expérience utilisateur sur epavistenord.fr.