La sécurité à moto repose sur des choix conscients, et l’équipement en fait partie intégrante. En * 2025, les règles de circulation ont été renforcées pour garantir une meilleure protection des usagers de la route. Contrairement à une idée reçue, l’équipement obligatoire ne se limite pas au casque.
Il s’agit d’un ensemble de protections que tout motard, conducteur ou passager, doit porter pour circuler légalement et en toute sécurité. Passer outre ces obligations expose non seulement à une amende, mais surtout à des risques graves en cas de chute.
Cet article détaille point par point les équipements requis, les normes à respecter, et les bonnes pratiques à adopter pour rouler sereinement en 2025.
Le casque, votre première ligne de défense
Le casque est l’élément le plus visible de l’équipement du motard, mais aussi le plus crucial. Il est obligatoire pour toute personne circulant sur un deux-roues motorisé, qu’elle soit conductrice ou passagère.
Depuis * 2023, les normes ont été mises à jour, et seul un casque portant la certification ECE 22.06 est désormais considéré comme conforme.
L’ancienne norme ECE 22.05 reste tolérée jusqu’à fin * 2025, mais il est vivement conseillé de privilégier la version la plus récente, qui offre une protection accrue aux niveaux du menton, de la nuque et en cas de chocs obliques.
Le port du casque ne suffit pas : il doit être correctement attaché, bien ajusté au crâne, sans mouvement excessif latéral ou vertical. Un casque trop lâche ou mal fermé est aussi inefficace qu’un casque absent. Il existe plusieurs types de casques, chacun adapté à un usage spécifique.
Le casque intégral offre la meilleure protection, car il couvre entièrement la tête, y compris la mâchoire. Le modulable, pratique en ville, peut être relevé, mais sa solidité structurelle est légèrement inférieure. Le jet, souvent choisi pour sa légèreté, protège moins bien en cas de chute.
Quant au casque de cross, il est principalement conçu pour un usage tout-terrain, mais il peut être utilisé sur route à condition qu’il porte la certification ECE.
🧮 Vérifiez la conformité de votre casque
Les vêtements de protection : bien au-delà d’un simple blouson
Le Code de la route impose désormais de porter des « vêtements de protection » conçus spécifiquement pour la pratique de la moto. Cette obligation, entrée en vigueur en * 2022, concerne aussi bien le conducteur que le passager.
Il ne s’agit pas de porter un simple jean et un sweat-shirt, mais des vêtements techniques capables de résister à l’abrasion en cas de glissade. Ces vêtements doivent comporter des protections homologuées aux niveaux des articulations essentielles : épaules, coudes, genoux, et idéalement du dos.
Le blouson de moto, souvent en cuir ou en textile renforcé, doit couvrir les bras et le torse de manière coulissée avec le pantalon. Il intègre des protections souples ou rigides aux coudes et aux épaules.
Certains modèles disposent d’un emplacement pour insérer une dorsale certifiée, élément fortement recommandé pour éviter les blessures vertébrales. Le pantalon moto, lui aussi renforcé, assure la protection des hanches, des genoux et des tibias.
Il peut être intégré au blouson par une fermeture éclair, ou porté séparément avec une ceinture de raccordement.
Les gants et les bottes : des protections souvent sous-estimées
Les gants sont obligatoires et doivent être homologués selon la norme EN * 13594, qui évalue leur résistance à l’abrasion, à la déchirure et aux impacts. Les mains sont particulièrement exposées en cas de chute, car elles sont naturellement projetées en avant.
Même à faible vitesse, une glissade sur l’asphalte peut entraîner des plaies profondes, des fractures ou des séquelles fonctionnelles. Les gants doivent être bien ajustés, sans excès de matière au niveau des doigts, et offrir une bonne prise sur les commandes.
Les chaussures ou bottes, quant à elles, doivent impérativement couvrir la cheville. Les baskets ou les chaussures de ville sont totalement inadaptées. Les bottes de moto, rigides ou semi-rigides, protègent les chevilles, les tibias et les malléoles.
Elles doivent être confortables, bien serrées, et offrir une bonne adhérence sur les repose-pieds. Certaines modèles sont ventilés pour l’été, d’autres isolées pour l’hiver, mais toutes doivent garantir une protection mécanique.
❓ Quiz : êtes-vous bien équipé ?
Question 1 : Quelle norme doit obligatoirement porter votre casque en 2025 ?
Question 2 : Les gants doivent-ils être homologués ?
Question 3 : Quels éléments doivent protéger les vêtements ?
Les équipements recommandés pour une sécurité renforcée
Bien que non obligatoires, certains équipements sont fortement recommandés pour réduire les risques en cas d’accident. La dorsale, par exemple, protège la colonne vertébrale, une zone particulièrement vulnérable. Elle peut être intégrée au blouson ou portée séparément.
Les plastrons, eux, renforcent la protection du torse, des côtes et des organes vitaux. Ils sont souvent utilisés en enduro, mais peuvent aussi être portés en route.
Le gilet de haute visibilité est obligatoire à l’extérieur des agglomérations depuis 2021. Il doit être porté dès la tombée de la nuit ou par mauvaise visibilité. Même en journée, le porter peut améliorer la perception du motard par les autres usagers, surtout dans les conditions de lumière difficile.
Les dispositifs de communication, comme les intercoms, ne sont pas obligatoires, mais ils permettent une meilleure coordination entre conducteur et passager, et facilitent l’appel d’urgence en cas de problème.
Les sanctions en cas de non-respect des règles
Le non-respect des obligations en matière d’équipement entraîne des sanctions immédiates. Le non-port du casque ou son port non attaché est puni d’une amende de 4e classe, soit 135 €, et d’un retrait de 3 points sur le permis de conduire.
Le défaut de gants ou de vêtements de protection est sanctionné d’une amende forfaitaire de 90 €. Ces montants peuvent être minorés ou majorés selon les circonstances.
En cas d’accident, l’absence d’équipement peut avoir des conséquences graves sur l’indemnisation. L’assureur peut reprocher au motard un défaut de prudence, voire une faute inexcusable, ce qui peut entraver ou réduire considérablement le montant des indemnités versées.
La responsabilité pénale du conducteur peut également être engagée si son comportement a contribué à l’accident. L’équipement n’est donc pas qu’une question de conformité légale : c’est un pilier de votre responsabilité de citoyen de la route.
| Élément manquant | Amende (2025) | Retrait de points |
|---|---|---|
| Casque absent ou non attaché | 135 € | 3 points |
| Gants non homologués ou absents | 90 € | Aucun |
| Vêtements non protecteurs | 90 € | Aucun |
| Gilet de haute visibilité manquant (hors agglomération) | 68 € | Aucun |
Entretenir son équipement : une obligation de bon sens
L’équipement, même homologué, perd de son efficacité s’il n’est pas entretenu. Un casque ayant subi un choc, même mineur, doit être remplacé. Un blouson ou un pantalon dont les coutures sont usées ou dont les protections sont déplacées ne protègent plus correctement.
Les gants abîmés perdent leur accroche et leur résistance. Il est essentiel de vérifier régulièrement l’état de ses équipements, surtout après une chute ou une exposition prolongée aux intempéries.
Le nettoyage doit être effectué selon les recommandations du fabricant. L’utilisation de produits agressifs peut détériorer les matériaux. Les vêtements techniques doivent être lavés à l’eau tiède, sans adoucissant, et séchés à l’air libre, à l’abri du soleil.
Les casques doivent être nettoyés à l’intérieur avec des lingettes spécifiques. Conserver ses équipements dans un endroit sec, à l’abri de la lumière, prolonge leur durée de vie.
Questions fréquentes
Le passager doit-il porter les mêmes équipements que le conducteur ?
Oui, le passager est soumis aux mêmes obligations que le conducteur. Il doit porter un casque homologué, des gants homologués, des vêtements de protection et des bottes couvrant la cheville. La loi ne fait aucune distinction entre les deux.
Peut-on rouler en t-shirt et en jean ?
Non, ce type de tenue ne répond pas à l’obligation de porter des vêtements de protection. Un jean classique n’offre aucune résistance à l’abrasion. Un t-shirt ne protège pas du tout le torse. Ces vêtements sont strictement interdits par la loi en 2025.
Quand doit-on porter le gilet de haute visibilité ?
Le gilet de haute visibilité doit être porté dès que l’on circule hors agglomération, de nuit ou par temps de pluie, brouillard ou neige. Il est fortement conseillé de le garder à portée de main en permanence.
Que faire si mon casque tombe par terre ?
Même sans impact visible, un casque qui tombe de plus d’un mètre doit être remplacé. Les matériaux internes, notamment la coque en polystyrène, peuvent être microfissurés, ce qui compromet gravement la protection.
Les vêtements de moto sont-ils obligatoires par temps chaud ?
Oui, l’obligation s’applique par toutes les conditions météorologiques. Des vêtements techniques ventilés existent pour l’été. Ils combinent protection et respirabilité, permettant de rouler en sécurité sans surchauffer.
Un casque modulable est-il aussi protecteur qu’un intégral ?
Non, un casque modulable, même homologué, est structurellement moins résistant qu’un casque intégral, car il comporte une articulation mobile. En cas de chute, le mécanisme peut céder. L’intégral reste la référence en matière de sécurité.
Les bottes de moto sont-elles obligatoires ?
Oui, les chaussures doivent couvrir la cheville et être conçues pour la moto. Les baskets, chaussures de ville ou sandales sont interdites. Les bottes de moto protègent contre les chocs, l’abrasion et les projections.
Les équipements doivent-ils être remplacés après combien de temps ?
Il n’y a pas de durée légale fixe, mais un casque ne doit pas être utilisé plus de 5 ans. Les vêtements doivent être remplacés dès qu’ils montrent des signes d’usure : tissus minces, coutures déchirées, protections déplacées ou cassées.